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Les toitures en métalIl s'agit des toitures à base de cuivre, de zinc, de plomb ou d'aluminium, le zinc étant le plus utilisé, notamment en région parisienne, car il est particulièrement léger et facile d'entretien. On trouvera par contre traditionnellement des toitures en cuivre en Alsace, en Haute-Savoie et le long de la frontière suisse.![]() Si on a découvert des utilisations du zinc en toiture par les romains, l'utilisation du métal fut longtemps réservée en France à des toits très pentus ou nécessitant des charpentes très légères. C'est ainsi que nombre de cathédrales ont un revêtement de cuivre. C'est surtout à partir du 19ème siècle (lorsque la mécanisation a rendu possible la fabrication de longues feuilles de métal) que la toiture en métal fait sa véritable apparition, notamment à Paris sous l'impulsion du Baron Haussmann. En effet, dans les fameux immeubles haussmanniens parisiens, les combles sont aménageables et les toitures se retrouvent alors avec des pentes telles que seuls l'ardoise et le zinc offrent les qualités requises à une couverture de qualité. De fait, le métal s'adapte aussi bien aux toits à très faible pente, à partir de 5%, qu'à ceux à très forte pente.
publicité Mais comme beaucoup de communes imposent la tuile ou l'ardoise, il sera alors du ressort de l'architecte de savoir présenter et défendre son projet aussi longtemps que ce dernier est respectueux d'une zone classée ou en Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager (ZPPAUP). Un peu plus cher à la pose qu'une couverture traditionnelle, les toitures en métal nécessitent très peu, voire aucun entretien et durent largement 150 ans. ![]() Les différences de qualité se mesurent en terme d'épaisseur (12, 14, 16) des feuilles. Avec le temps, le cuivre devient noir et se patine ou s'oxyde en vert comme le toit de la cathédrale de Chartres. Le zinc quartz, de couleur cendrée platine, est plutôt à la mode aujourd'hui chez les architectes. Note : Sauf s'il est peint, le zinc est sensible aux attaques des agents chimiques, ce qui peut affecter sa bonne longévité. Le cuivre ne connaît qu'un seul ennemi, le mazout qui le désagrège. Christophe Leray |
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