|
|||
Choisir son vitrage selon ses besoinsLes professionnels distinguent trois types de verre : le vitrage courant ou verre plat, les vitrages spéciaux et les vitrages transformés. Une multitude d’options s’offrent à vous : isolation, sécurité, antireflet…
![]() Le vitrage courant Les vitrages spéciaux Les grandes innovations du verre sont souvent dues, aujourd’hui encore, à des calculs pointus qui permettent des combinaisons de plus en plus efficaces des différentes couches. Par exemple, c’est en jouant avec des verres d’épaisseur différente que le vitrage parvient à ‘piéger’ une large gamme de fréquences et devient ainsi un isolant acoustique, et c’est en jouant sur l’espace entre les deux faces du verre que l’on parvient à piéger les ondes lumineuses du soleil pour les faire baisser de fréquence. C’est ainsi que les fabricants ont conçu des vitrages qui repoussent la chaleur en été et gardent la chaleur en hiver.
publicité C’est aussi grâce à une couche très spécifique que le verre auto-nettoyant est devenu aujourd’hui une réalité. Les vitrages transformés La trempe du verre a été la première transformation du verre plat. Elle est destinée à renforcer les propriétés mécaniques du verre et à le rendre moins blessant puisque, quand il est brisé, il se fragmente en petits morceaux non coupants. Le trempage consiste à faire monter le verre en température puis à le refroidir brutalement, opération qui a pour effet de mettre les deux faces en compression, la zone intérieure étant en tension. Le verre trempé, longtemps appelé verre ‘Securit’ (marque déposée), offre une meilleure résistance à la flexion, à la compression et aux chocs mécaniques et thermiques. L’épaisseur du verre est calculée par rapport à la pression du vent. Sans trempage, un verre de façade serait tellement épais qu’il ne pourrait pas être mis en œuvre. Et encore, le verre étant un très bon conducteur de chaleur, une fois installé en façade, un verre non trempé ne résisterait pas à un choc thermique résultant de l’exposition au soleil d’une partie de la vitre quand l’autre partie serait à l’ombre. ![]() Second type de transformation, le feuilletage qui consiste à coller plusieurs feuilles de verre par l’intermédiaire d'intercalaires en matériau organique (plastique ou résine synthétique), généralement du PVB (butyral de polyvinyle). En simplifié, le principe est celui du mille-feuille. Le gros avantage du verre feuilleté est sa très grande résistance au choc car l’énergie se dissipe mieux dans des feuilles souples. En effet, aussi étonnant que cela puisse paraître, les feuillent se déforment, le film absorbe l’énergie et le vitrage reprend sa forme initiale. Autre avantage, quand il est brisé, le verre feuilleté maintient les bouts de verre en place, comme sur les pare-brise par exemple. Il s’agit donc essentiellement d’un verre destiné à résoudre des problèmes de sécurité. Sécurité dans les bâtiments – une vitre brisée ne va pas tomber sur des passants dans la rue, idem pour un garde-corps par exemple -, sécurité au sens protection – des vitrages feuilletés d’une relative faible épaisseur résistent à des impacts de balles ou permettent la création de vitrage anti-vandalisme -, ou encore sécurité d’exploitation quand le vitrage est destiné à devenir un plancher en verre, une paroi d’aquarium ou un hublot de piscine. Christophe Leray |
Annuaires
|