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Un ravalement est obligatoire au moins tous les dix ansSi on ne juge pas un livre à sa couverture, c’est très souvent l’inverse dès qu’il s’agit d’un immeuble ou d’une maison puisque la façade, qui s’offre à la vue de tous, détermine la ‘valeur’ qui leur est attachée. En effet, cette dernière est en quelque sorte la vitrine de l’habitation, du mode de vie de son propriétaire et de la qualité de vie sur le territoire de la commune. Et, à travers toutes les façades d’un lieu, ville ou village, c’est la cohérence architecturale qui, en partie, transparaît.
![]() C’est bien la raison pour laquelle les autorités publiques, aussi bien nationales que locales, imposent aux particuliers de maintenir correctement les façades – on parle alors de ravalement - de leur propriété à intervalles réguliers. Sauf que sous le vocable ‘ravalement de façade’ se nichent plusieurs opérations différentes qui peuvent être réalisées ensemble ou séparément. Ravaler est donc dans le meilleur des cas nettoyer mais c’est aussi refaire des enduits, des peintures ou des crépis, réparer les murs, voire installer de l’isolation extérieure ou installer des parements.
publicité En tout état de cause, le Code de la Construction et de l’Habitation préconise un ravalement au moins tous les dix ans. Cette obligation, car c’en est une, peut prendre des formes coercitives de la part des maires des villes, sous forme d’amendes en premier lieu puis, le cas échéant, sous forme d’exécutions d’offices des travaux aux frais du propriétaire récalcitrant. ![]() Toutefois, si la façade est en bon état malgré le délai écoulé, il est possible (selon certaines conditions) d’attendre encore pour opérer le ravalement. «Mais rien n’interdit un coup de cœur», précise Jean-Eric Bosque, président de la société France-Façade, basée à Toulouse (31). «Le client peut très bien décider de changer les couleurs de sa façade, même si elle était encore en bon état». Au sujet des choix de couleurs, comme toute mode, il existe des tendances, des saisons, même si cette décision est fortement encadrée par les documents d’urbanisme de la commune. Ainsi, les couleurs jaunes ou roses, très demandées dans le passé ont fait place à des teintes plus sobres et claires qui se rapprochent de la couleur de la pierre. Au-delà des obligations légales et autres desiderata particuliers, la réalisation d’un ravalement de façade passe par plusieurs étapes, quel que soit le matériau de la devanture : bétons, pierre, plâtres, bois, briques, etc. La première, à ne surtout pas négliger, consiste à établir un diagnostic préalable. Par sondage, le professionnel de la façade, un architecte ou un expert peuvent déterminer l’état de santé du matériau et les produits qui ont déjà été utilisés, à bon ou mauvais escient. C’est ce diagnostic qui permettra de déterminer si un simple nettoyage ou coup de peinture sont nécessaires, quelles réparations sont à prévoir sur les parties abîmées du mur, quels sont les produits de revêtement et d’imperméabilisation à utiliser, etc. Ces produits sont nombreux et ne s’appliquent pas indifféremment, qu’il s’agisse par exemple des résines acryliques dites revêtements plastiques épais (RPE) ou semi-épais ou, plus traditionnellement, des produits à base de chaux ou de mortiers, etc.. Sinon, reste l’option du crépis en ciment qui offre également les mêmes résistances aux agressions. Les prix de ces produits varient également en fonction de l’adhérence. L’ensemble des produits ainsi que les différentes étapes du ravalement devront bien entendu figurer sur le devis après discussion avec l’entrepreneur, lequel fixera généralement, après étude, un prix global et forfaitaire. Ce coût doit également comprendre l’échafaudage et la préparation du chantier mais peut être revu à la baisse grâce à diverses aides et subventions locales et nationales. Christophe Leray |
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