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Un pavillon de jardin pour 20.000 euros TTC ? Le défi lancé par le CAUE 72La 'folie des grandeurs' était le thème de la 3ème édition du Festival 'Petites Machines à Habiter' organisé par le CAUE 72. C’est donc une folie du XXIème siècle qu’ont imaginé les candidats qui devaient intégrer l’usage du bois et être l’expression de ses propriétés par un jeu d’usages renouvelés et poétiques. Découverte en images des lauréats et des meilleurs projets.
La nature dans tous les sens (Lauréat 3ème prix)
Participants : Romain Viault et Mélanie Jamin, architectes, Charenton-le-Pont (94).
Un seul objet, sobre et épuré, une multitude de scénarios "Cette folie dont la grandeur réside dans la 'Pluralité des sens' replace l’Homme entre la Nature et sa propre nature, l’objet devient l’adjuvant discret de cette quête mystique vers les sens et les éléments naturels, plus qu’un contenant, il participe par sa liberté de composition et son adaptabilité à la communion entre un esprit unique et une nature multiple. La nature / notre nature - La folie offre deux univers complémentaires qui définissent deux rapports au paysage. Un univers extérieur, comprenant la terrasse supérieure et les façades externes, lieu de vie avec les convives et avec la Nature dans son ensemble, lieu de l’ouverture et de la communication (réception, exposition, etc.). C’est l’image de l’occupant. Un univers intérieur, intime, introspectif, où l’on défie les lois de la gravité par la présence d’une résille en lieu d’un plancher. Telle une toile d’araignée accueillant confortablement l’habitant, cette maille offre une nouvelle vision de la nature : à petite échelle et plus proche de l’Homme. Les six faces de la folie participent ainsi au dialogue entre l’occupant et l’environnement. Combinaisons et personnalisations - Deux modules complémentaires s’unissent pour ne créer qu’un seul objet, sobre et épuré, quelque soit les combinaisons. L’escalier, désaxé, sculpte le volume. La simplicité de la folie et ses différentes configurations facilitent son intégration à tout type d’environnement. L’association des deux modules offre une large panoplie de scénarios. Le jeu consiste alors à associer un élément naturel significatif de l’environnement (eau, terre, air…) à un sens relatif à la passion de l’occupant (goût, vue, ouïe…). Ainsi, en fonction des contraintes extérieures et des désirs intérieurs, l’occupant configure sa folie et la personnalise, de quoi constituer autant d’objets uniques que de scénarios. C’est le cas de la folie de M. Serrault installée sur un lac (eau) servant à la pêche (goût) configurée en longueur et personnalisée (finition camouflage inspirée de Matisse). L’occupant dispose de nombreux éléments personnalisables en fonction de son activité, de ses envies : l’installation respectueuse de l’environnement (flottant : flotteur, suspendu : câbles et poulies et accroché aux arbres : haubans), la finition de l’enveloppe (lasure, peinture, surface d’expression personnelle…), les panneaux de façades multifonctionnels (volets, assises...), la résille (suspendue à hauteur variable afin d’obtenir différentes positions d’assise et de couchage). Une cabane légère, mobile, facilement mise en oeuvre et autonome - Cette folie voulue légère, mobile et facilement modifiable se révèle à travers son matériau, le bois. Il est apprécié de surcroît pour son 'image' naturelle, son odeur et sa texture et permet ainsi un dialogue aisé avec le contexte naturel..." |
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